Cigognes

Les cigognes des marais de la Dives

Img 20240306 wa0002Présentations

Bonjour. Je m'appelle Léonie et mon compagnon Eugène. Physiquement, nous sommes assez semblables, mais pour nous reconnaître, c'est facile : je porte une bague verte et blanche à la patte gauche et une autre bague en alu à la patte droite. Mon compagnon n'en a aucune, normal, il n'est pas très porté sur les bijoux. Nous avons commencé à nous installer sur cette cheminée de ferme il y a 12 ans avec le consentement bienveillant de nos hôtes. Comme nous avons dû attendre d'avoir 3 ans avant de nous mettre en couple (âge de notre maturité sexuelle), par déduction nous avons approximativement 15 ans l'un et l'autre. Il est fort probable que nous soyons nés dans ces marais et que, à l'issue de quelques allers et retours migratoires vers le sud, nous avons fini par nous décider à fixer notre domicile permanent ici.

Notre communauté

Nous faisons partie de l'espèce Cigogne blanche (Ciconia ciconia) et nous bénéficions d'une protection au niveau européen ! Nous appartenons à une communauté qui a commencé à s'installer dans les marais de la Dives dans les années 1970/80. Cette communauté est originaire d'Afrique du nord et d'Espagne et, bénéficiant du réchauffement du climat plus au nord, la Normandie est devenue pour elle un Eldorado avec ses grandes zones humides hospitalières et riches en nourriture. Depuis, celle-ci n'a cessé de progresser, trouvant dans ce territoire des marais de la Dives les conditions idéales pour se reproduire et y élever ses petits. Au cours de l'année 2023, notre communauté a atteint dans ces marais près de 200 couples nicheurs durant la période de février à juillet. A celle-ci s'est ajouté un effectif théorique d'environ 600 jeunes (3 jeunes par nid étant la moyenne) qui ont pris leur envol dès le mois d'août, dont une grande partie est partie en migration vers d'autres contrées. Durant l'hiver 2023/24, nous étions environ 400 individus, répartis de l'estuaire de la Seine aux marais du Cotentin-Bessin (dont 180 dans les marais de la Dives), à préférer rester en Normandie, la nourriture y étant suffisamment abondante. Les hommes disent que nous sommes devenues en partie sédentaires.

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