A Bavent, l'arboriculture traditionnelle
Symbole de la Normandie, le verger traditionnel associant pommiers et pâture, avec des vaches sous sa ramure, le pommier haute tige a longtemps été autrefois l’apanage des cours plantées autour des fermes.
L'instabilité ou plutôt la faiblesse des débouchés cidricoles, du fait de l’arrêt de la fabrication d’alcool d’état, la difficulté à trouver de la main d’œuvre, et la rationalisation des travaux agricoles ont conduit les agriculteurs à préférer le basse-tige à partir des années 1980-1990.
Cette régression constante du Haute-tige peut se matérialiser en quelques chiffres : De 51 millions d’arbres en 1929, il est passé à 5 millions en 2005, avec une densité moyenne de 75 arbres à l’hectare. Si 30 % était destiné à la transformation par l’industrie cidricole, 10 à15% de la récolte pendante des HT (hautes tiges) part désormais chez les cidriers. Le solde est récolté en partie, ou valorisé en production fermière, ou vendu aux particuliers, ou bien autoconsommé.
Face à ce déclin du HT, des contrats ont été mis en place pour favoriser le basse-tige dans les années 80. Le verger BT (basses tiges) avec des densités de 400 à 800 arbres/ha représentait 600 ha en 80 et 8200 en 2005, avec 3000 en Basse-Normandie, 1500 en Haute-Normandie, 1800 en Bretagne, 1150 en Pays de Loire et 750 dans les autres régions. La surface moyenne est de l’ordre de 5ha dont 80% est employé par l’industrie cidricole. L’offre commercialisable représente chaque année 210 000 T avec 175 000 T pour le BT et 35 000 T pour le Haute Tige.
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